«
L’Orléansvillois, un essai sur l’histoire
du département du Chéliff » est,
selon son auteur, descendant de pionniers de la mise en
valeur de cette région de l’Algérie,
« un recueil d’images et de documents témoins
de l’Algérie française destiné
aux Anciens, à leurs enfants et à leurs petits-enfants.
»
Il s’agit là
– et il faut le souligner - du seul ouvrage de ce
type qui existe sur la région du Chéliff-Dahra.
C’est une mine de
documents dont de très nombreux inédits.
Dans le premier tome,
l’auteur relate tout d’abord l’histoire
de la région depuis les origines connues.
Nous assistons, à
travers de nombreux fac-similés et transcriptions
de documents d’époque - fruits de longues
recherches et scrupuleusement repris - à la création,
en 1843, par le Colonel de SAINT ARNAUD, de la ville d’Orléans-ville,
« …désert au milieu d’un grand
désert… » puis aux vicissitudes de
son difficile développement.
Nous parcourons la région
grâce aux récits et aux guides de voyage,
à des périodes différentes, des premiers
voyageurs de l’époque, en particulier Monseigneur
DUPUCH.
Au moyen de cartes géographiques
successives en couleurs, nous assistons à la progression
du développement de la région du Chéliff,
« Californie de l’Algérie »…symptomatique
de celui de l’Algérie toute entière.
Dans le second tome, nous
trouvons un panorama de nombreux villages de la plaine
du Chéliff et du Dahra, décrits dans les
fac-similés de l’enquête officielle
de 1906. Une carte carroyée permet de les situer
facilement.
Nous rapprochant de l’époque
contemporaine, l’auteur, par le truchement de ses
propres témoignages, nous fait revivre, sans prétention
littéraire, son quotidien dans le département
du Chéliff des années 50 – 60.
Des fac-similés
d’annuaires téléphoniques de l’époque,
des photos des « Lions du Chéliff »
du G.S.O., la fameuse équipe de football, etc.
évoquent les noms et les visages d’une époque
disparue.
Ce voyage dans le temps
se termine par une « Chronologie de la guerre d’Algérie
vue d’Orléansville » qui fait resurgir
de façon détaillée les cruelles années
noires et l’abandon déchirant de la terre
ancestrale…
Agrémenté
d’images rares, d’un lexique savoureux et
de nombreuses annexes, cette œuvre a naturellement
sa place dans toutes les bibliothèques.
Elle présente un
fonds mémoriel qu’il serait utile de mettre
à la disposition des jeunes générations
afin, d’une part, de leur fournir de nombreuses
indications sur leurs racines algériennes et d’autre
part, de leur procurer des arguments concrets à
opposer aux « historiens » indélicats.