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| Agence
de Presse
Pieds-Noirs
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Mise
à jour le 20.01.2008 à 161Heures 10 |
LES
INFORMATIONS - IMAGES - MP3 - AUDIOVISUEL
reçues en rapport avec notre Communauté.
Que vous souhaitez diffuser dans le Monde entier,
engagent leurs auteurs.
jeanpierre.ernst@gmail.com |
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INFORMATION
N° 009 |
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Faire suivre le plus possible § |
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Chers compatriotes,
Certains hommes politiques, de droite ou de gauche, essayent
de rassembler. D' autres se contentent de faire du racolage.
Sarkozy fait partie de la seconde catégorie. Sans
état d' âme. Sans aucune honte. Sans le moindre
scrupule. Sa dernière cible : les harkis et les pieds
-noirs.
Toulon le 7 février 2007. La foule exulte. Applaudit.
Chavire. Les drapeaux tricolores s' agitent et claquent.
Les plus anciens se souviennent. Le 13 mai 1958. Un général
qui apparait qui nous crie : "Je vous ai compris "
et qui nous promet : " Je déclare qu' à
partir d' aujourd' hui, la France considère que dans
toute l' Algérie, il n' y a qu' une seule catégorie
d' habitants ; il n' y a que des
Français
à part entière !"
Heureusement, certains relèvent la tête comme
l' orateur qui, ce soir, s' exprime avec conviction et
talent à la tribune :" je veux dire à
tous les adeptes de la repentance qui refont l' Histoire
et qui jugent les hommes d' hier sans se soucier des conditions
dans lesquelles ils vivaient, ni ce qu' ils éprouvaient.
Je veux leur dire : de quel droit les jugez-vous ? Je
veux leur dire : de quel droit demandez-vous aux fils
de se repentir. Je veux leur dire : n' avez vous donc
jamais été ému par la voix de Camus
parlant à tous ceux qui allaient devoir quitter
la terre de leur enfance ?
<< "j' ai aimé avec passion cette terre
où je suis né, j' y ai puisé tout
ce que je suis et je n' ai jamais séparé
dans mon amitié aucun des hommes qui y vivent,
de quelque race qu'ils soient. Bien que j'ai connu et
partagé la misère qui ne lui manque pas,
elle est restée pour moi la terre du bonheur, de
l' énergie et la création.">>
<< A tous ceux d'entre vous qui sont revenus des
colonies en ayant tout abandonné, n'emportant avec
eux que leurs souvenirs de jeunesse et cette nostalgie
qui ne les quittera plus jamais, je veux dire que si la
France a une dette morale, c'est d'abord envers vous >>.
Degueldre n'est pas mort pour rien. Le Bachaga Boualem
peut enfin se reposer en paix. Les suppliciés d'Oran
d'Alger et de Constantine peuvent fermer les yeux dans
le silence de l' au-delà.
Qui a tenu ce discours émouvant et courageux ?
Roger Holeindre ?, Pierre Sergent ? Ou Jean Brune ? Non.
Nicolas Sarkozy !
Les pieds noirs et les harkis qui, l'ayant entendu
et s'apprêtent à voter pour lui ont peut-être
la mémoire courte. Sarkozy exalte la mémoire
des Français d'Algérie. Nous allons rafraîchir
la sienne et lui mette le nez dans son indécence.
Le 14 juin 2000, Abdelaziz Bouteflika est reçu
à l'Assemblée Nationale avec tous les honneurs.
Il monte à la tribune, il est dans l'enceinte de
la représentation nationale. Que va-t-il faire
? Saluer la France ? Non. Il bave. Il éructe. Il
insulte. << La colonisation porte à l'aliénation
de l'autochtone à ses limites extrêmes....
Si la colonisation a pris fin, ses conséquences,
qui sont loin d'être épuisées la maintienne
toujours sur la sellette. S'en laver les mains,
même à quarante ans de distance, c'est emboiter
le pas à une pratique politique digne d'un Ponce
Pilate.>>
A ses pieds, les parlementaires ne bougent pas. Aucun
n'a le courage de se lever pour le faire taire. L'algérien
peut s'en donner à coeur joie. Il n'a pas d'hommes
en face de lui. Simplement des lopettes. Des paillassons.
Des lâches.
Sarkozy est là. Terrorisé comme les autres.
Incapable de bouger. Seul dans son pantalon. La peur au
ventre. L'indifférence au coeur. Bouteflika peut
vomir sa haine de la France, salir les Harkis et les Pieds
Noirs. Il aurait pu se dresser, se lever, protester.
Il s'est couché. Aplati. Petit. Tout petit. Minable.
Le 6 juillet 2005, une stèle à la mémoire
des victimes de l'Algérie Française doit
être inaugurée dans le cimetière de
Marignane. Le préfet de région c'est-à-dire
le représentant du Ministre de l'Intérieur,
un certain Nicolas Sarkozy, prend un arrêté
d'interdiction de la manifestation.
Le 11 novembre 2006, le premier ministre algérien,
Abdelaziz Belkhadem, insulte à nouveau la France
: << l'Algérie est prête à coopérer
avec la France pour peu que cette dernière reconnaisse
les crimes commis contre les Algériens. Est-il
concevable qu'un parlement aille jusqu'à glorifier
la colonisation.>>
Cette nouvelle insanité n'empêche pas Sarkozy
de se rendre à Alger deux jours plus tard pour
y rencontrer Bouteflika.
Ce détail ne gêne pas Sarkozy, il est là
pour asseoir sa stature d'homme d'état. En effet,
Sarkozy est autorisé comme un chef d'état,
à déposer une gerbe au monument des "martyrs",
qui furent surtout des assassins et des bourreaux.
Il salue leur mémoire avec émotion.
Avant de quitter le sol algérien, il a un entretien
"amical" de quelques heures avec Bouteflika
qui l'enlace amoureusement en posant devant les photographes.
Est-il possible que les rapatriés tombent dans
le panneau et se laissent avoir par celui qui joue les
matamores sur les estrades électorales ? Est-il
envisageable que les gesticulations verbales d'un petit
agité rendent amnésiques ceux qui devraient
être les gardiens vigilants de notre mémoire
nationale.
Nous, Harkis et Pieds Noirs,
nous ne pouvons pas supporter son racolage indécent.
Sa démagogie pour récolter quelques voix
supplémentaires. Son discours, écrit par
un autre, dont il n'aurait même pas compris le sens
quelques années auparavant. Ce discours du 7 février
devait le servir pour assouvir son amibition dévorante.
Mais il en a fait trop. Ce discours le révèle.
Sans gêne.
Sans coeur.
En espérant que les Rapatriés et
tous leurs descendants, sauront le remettre à sa
place. Au fin fond du néant politique et de l'inconsistance
morale.
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